CMA CGM : fiche entreprise complète — chiffres clés, filiales, dirigeants et dernières évolutions

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Trouver une fiche claire sur CMA CGM relève souvent du puzzle : une partie des chiffres vit dans les rapports financiers, une autre dans les communiqués, et le reste dans les sources sectorielles. Cette page regroupe, au même endroit, les repères vraiment utiles sur CMA CGM : périmètre du groupe, métiers, actifs, filiales, gouvernance, indicateurs à suivre et évolutions récentes (dont la question sensible des livraisons vers Cuba). L’objectif : permettre aux professionnels, candidats, étudiants et partenaires de citer l’entreprise proprement, sans jargon inutile, avec des données vérifiables et faciles à extraire.

Sommaire

A retenir

  • CMA CGM est un groupe de transport et logistique à ancrage marseillais, devenu intégré (mer + logistique + air + digital).
  • La lecture des chiffres doit intégrer le cycle du fret : une variation de conjoncture peut faire bouger la rentabilité rapidement, notamment en dollars.
  • La qualité de service dépend autant de l’exploitation (process, données, coordination) que des capacités matérielles.
  • Pour citer une entité correctement, il faut distinguer la branche maritime CMA CGM et les activités logistiques (notamment CEVA) ainsi que les filiales locales.
  • Sur Cuba, toute conclusion sérieuse doit s’appuyer sur des communications officielles précisant le périmètre exact de la suspension.

Dans le transport mondial, CMA CGM est un nom que l’on croise partout. Par exemple sur un document d’expédition, une page de tracking, un appel d’offres, une escale portuaire. Pourtant, quand il faut consolider “qui fait quoi”, “qui dirige”, “quels volumes”, “quelles marques”, la lecture devient vite brouillonne. L’ambition ici est simple : remettre de l’ordre, éclairer le fonctionnement concret d’une compagnie mondiale, et donner une grille solide pour comprendre ses choix, ses cycles, et ses signaux faibles.

Pourquoi chercher une “fiche entreprise” sur CMA CGM, au juste ?

Une fiche sur CMA CGM sert rarement “par curiosité”. En pratique, elle sert à trancher : comparer des prestataires de transport, préparer une candidature, qualifier un partenaire, instruire un dossier d’investissement, ou vérifier une information avant publication. Le piège le plus courant ? Mélanger le groupe (périmètre large) et la compagnie maritime (périmètre plus strict). Autre erreur : prendre un chiffre isolé (ex. chiffre d’affaires) sans l’accrocher au cycle du fret, aux coûts énergie, ou à la congestion portuaire.

Concrètement, cette fiche propose une lecture “terrain” : ce que fait CMA CGM au quotidien, comment l’organisation opère, quels actifs comptent vraiment, et où trouver l’info fiable. Les notions s’enchaînent avec un fil simple, section par section, pour que chaque paragraphe reste compréhensible seul, comme une mini-fiche réutilisable.

CMA CGM en une minute : repères rapides (avant d’entrer dans le détail)

CMA CGM est un groupe international de transport et de logistique, historiquement centré sur le transport maritime de conteneurs, et devenu progressivement un acteur “end-to-end” (mer, terre, air, entreposage, solutions numériques). L’ancrage reste français, avec un siège à Marseille. Sur le plan mondial, la compagnie figure parmi les tout premiers transporteurs de conteneurs, et s’appuie sur un réseau d’agences, d’escales, de solutions logistiques intégrées et de ports clés.

Le point à garder en tête : CMA CGM ne se résume pas aux unités en mer. Le groupe cherche à maîtriser davantage de maillons de la chaîne (réservation, visibilité, acheminement terrestre, entrepôts, parfois la distribution). Ce mouvement explique beaucoup d’annonces récentes : investissements, acquisitions, partenariats, outils digitaux, stratégie énergétique. Et, à ce titre, une logique de développement qui vise la résilience, plus que l’effet vitrine.

Des origines à aujourd’hui : comment la compagnie s’est construite

CMA CGM naît de la consolidation du shipping français autour de la Compagnie Maritime d’Affrètement (CMA, fondée en 1978) et de la Compagnie Générale Maritime (CGM). La fusion qui donnera “CMA CGM” est actée en 1996. Ensuite, la trajectoire devient celle d’un groupe qui change d’échelle via extensions de lignes, alliances, et acquisitions ciblées, jusqu’à occuper une place de premier plan sur le marché mondial.

Dans le maritime, la consolidation n’est pas un caprice. C’est une mécanique. Les raisons sont connues : coût des unités (capex massif), volatilité des taux de fret, pression environnementale, besoin de densifier les réseaux, et nécessité de mutualiser la capacité. Pour une compagnie comme CMA CGM, cela se traduit par une discipline opérationnelle et financière : dimensionner les moyens, ajuster les rotations, sécuriser des volumes, et investir dans des actifs logistiques qui amortissent les cycles.

Que fait CMA CGM concrètement ?

Le transport maritime de conteneurs : le métier historique

Le cœur reste le transport maritime : déplacer des marchandises sur des lignes régulières, avec des horaires, des ports d’escale, des capacités réservables, et des engagements de service. Les unités transportent des boîtes standardisées, les conteneurs, qui passent d’un mode à l’autre (rail, route, barge) sans “casser” la charge. Au quotidien, cela implique de planifier des rotations, d’allouer des espaces, d’arbitrer des escales, et de gérer des aléas (météo, grèves, congestion, inspections).

Comment une compagnie gagne de l’argent ici ? Par l’écart entre le prix de vente du fret (spot et contrats) et ses coûts : carburant (bunker), affrètements, port fees, manutention, repositionnement d’équipements, et coûts de personnel. Un détail qui change tout : les résultats suivent des cycles parfois brutaux. Une année peut être très bonne, la suivante plus “normale”. D’où l’intérêt de lire les chiffres avec méthode, et de comparer ce qui est comparable.

Logistique, transport terrestre, air freight : le groupe au-delà du maritime

CMA CGM accélère l’intégration logistique via CEVA Logistics (acquisitions progressives depuis 2019, contrôle majoritaire puis montée au capital), CMA CGM Logistics (selon les pays) et des solutions d’acheminement sur terre. Sur le papier, l’idée paraît simple : proposer du porte-à-porte, maîtriser l’entreposage, et proposer des alternatives quand un terminal est saturé. En réalité, c’est un métier à part entière : systèmes d’information, pilotage de capacité camion/rail, gestion douanière, et promesse de délai.

Le transport aérien cargo (via CMA CGM Air Cargo) répond à un besoin précis : marchandises urgentes, valeur élevée, ou sécurisation de supply chain. Les états et les grands industriels y sont sensibles, notamment en période de tension géopolitique. Le but n’est pas de remplacer la mer ; il est de bâtir un portefeuille cohérent, et une mise en sécurité quand les chaînes se grippent.

Services numériques : suivi, visibilité, outils clients

Dans le shipping moderne, la vitesse n’est pas le seul critère. La qualité de l’information pèse tout autant. CMA CGM investit dans des outils de réservation, de tracking, de visibilité, et d’alerting. Pour un chargeur, savoir “où est la marchandise” et “quand elle arrive vraiment” évite des ruptures et des coûts de stock. Pour le groupe, mieux informer réduit aussi les litiges, les appels entrants, et les erreurs d’exploitation.

Chiffres clés : comment les lire sans se faire piéger

Les indicateurs utiles ne se limitent pas au chiffre d’affaires. Pour CMA CGM, il faut regarder : volumes transportés, capacité déployée, ponctualité, coûts de soute, endettement, cash-flow, et exposition à la conjoncture. Un point pratique : une partie des publications est en dollars, ce qui impose de surveiller l’effet change, surtout quand on compare plusieurs années.

La mini-grille la plus fiable reste cyclique :

  • Demande (commerce mondial, consommation, industrie) : si elle ralentit, les taux de fret se tassent.
  • Offre (livraisons de capacité, capacité déployée) : si elle augmente trop vite, la pression sur les prix s’installe.
  • Coûts (carburant, ports, affrètements) : un choc sur l’énergie se voit vite dans la marge.
  • Fluidité (congestion, détours, canaux) : un événement sur une route clé peut bouleverser les rotations.

Tableau — repères chiffrés (données publiques récentes)

IndicateurPérimètreValeurDernière mise à jour (public)À quoi ça sert (lecture rapide)
Chiffre d’affairesGroupe CMA CGM≈ 47 Md$ (2024)Résultats annuels 2024 (publication 2025)Mesure la taille, mais varie fortement selon le cycle du fret
EBITDAGroupe≈ 8,7 Md$ (2024)Résultats annuels 2024Indique la rentabilité opérationnelle avant amortissements
Résultat netGroupe≈ 1,3 Md$ (2024)Résultats annuels 2024Synthèse de l’année ; très sensible aux taux de fret
EffectifsGroupe (tous métiers)≈ 155 000 salariésCommunications corporate 2024-2025Montre l’ampleur des activités logistiques et support
Capacité (ordre de grandeur)Compagnie maritime≈ 3,5–4,0 M TEU (selon périmètre owned/chartered)Classements sectoriels 2025 (Alphaliner)Position concurrentielle, puissance de déploiement
Classement mondial conteneursCompagnies maritimesTop 3 mondial (selon périodes)2024-2025Indique l’échelle et la densité de réseau

Note méthode. La “capacité” varie selon qu’on inclut les unités affrétées, les co-charges et les ajustements d’alliance. Pour une citation propre, mieux vaut donner un ordre de grandeur et citer la source (ex. Alphaliner) plutôt qu’un chiffre isolé “au TEU près”.

Capacités et actifs : logique de réseau, types, et pourquoi le bon dimensionnement compte

Capacité, routes, compatibilité portuaire : les notions de base

Parler d’actifs sans expliquer la logique de réseau, c’est comme commenter une compagnie aérienne en listant ses avions. Ce qui compte : l’adéquation entre la taille des unités, la route, les ports compatibles, et la rotation. Les grands porte-conteneurs “hub-to-hub” optimisent le coût par boîte, mais exigent des tirants d’eau suffisants, des grues adaptées et des créneaux. À l’inverse, des unités plus petites alimentent des lignes régionales (feedering) et donnent de la flexibilité.

On croise aussi, dans certains documents, le terme ships : c’est l’anglais opérationnel du secteur, très présent dans les échanges techniques, surtout quand les interlocuteurs travaillent à l’international et avec plusieurs états. Autrement dit : rien de mystérieux, juste un langage métier qui s’impose.

Focus exploitation : conteneurs, ports, équipes en mer et à terre

Une compagnie comme CMA CGM s’appuie sur des fonctions qui ne se voient pas toujours : planification, opérations portuaires, stowage (plan de chargement), customer service, ventes, gestion des équipements, IT. À bord, l’équipage gère la navigation et la sécurité ; à terre, les opérations pilotent l’escale et les délais. Une mauvaise coordination se paie immédiatement : surcoûts d’escale, conteneurs mal positionnés, retards en chaîne.

Un point souvent sous-estimé : la performance ne vient pas seulement de l’unité ou des grues, mais de la qualité du plan et de la discipline d’exécution. Dans les périodes tendues, c’est précisément là que l’organisation fait la différence. Et, pour l’avoir vu sur certains dossiers côté chargeur, une seule mauvaise mise à jour d’instructions peut déclencher une cascade de rework, d’appels, puis de coûts.

Les filiales et marques du groupe : qui fait quoi ?

Le groupe CMA CGM fonctionne comme un portefeuille : une branche maritime, une branche logistique, des activités médias, et des solutions de transport complémentaires. Pour ne pas se perdre, une règle simple aide : une “marque” peut être une filiale, une division, ou une entité acquise qui conserve son nom commercial. Pour citer correctement, il faut donc préciser le périmètre.

Tableau — cartographie des principales entités

Entité / marqueRôleTypeCe que cela change pour un client/candidatOù vérifier
CMA CGM (liner shipping)Transport maritime de conteneurs (lignes régulières)Compagnie (branche maritime)Réservations, contrats de fret, services maritimesSite corporate + pages services
CEVA LogisticsLogistique contractuelle, freight forwarding, supply chainFiliale contrôlée (acquisitions depuis 2019)Entreposage, gestion de flux, multimodal, projets supplySite CEVA + rapports CMA CGM
CMA CGM Air CargoFret aérien cargoDivision / filiale (selon juridictions)Solutions urgentes, capacités aériennes dédiéesCommuniqués + pages “Air Cargo”
CMA CGM LogisticsRéseau logistique du groupe (selon pays)Marque / entités localesPorte-à-porte, services domestiques, entrepôts selon zonesSites locaux + annuaires corporate
Terminaux et participations portuairesInfrastructures : terminaux, hubs, opérations associéesParticipations / partenariatsFluidité, options d’escale, intégration de bout en boutCommuniqués + presse portuaire
Rodolphe Saadé / famille Saadé (actionnariat)Contrôle et gouvernanceActionnaire de contrôleStabilité stratégique, décisions long termeRubrique gouvernance

À ce stade, l’idée n’est pas d’énumérer toutes les entités pays par pays, mais de donner une carte lisible. Pour un appel d’offres, la question clé est : “Le contrat porte-t-il sur CMA CGM (maritime) ou sur CEVA (logistique) ?” Le bon interlocuteur, le bon SLA, et même les clauses de responsabilité changent. Rarement sur le papier, souvent quand un incident arrive.

Dirigeants et gouvernance : comment est piloté le groupe ?

La gouvernance de CMA CGM s’organise autour d’une direction exécutive et d’instances de décision (comités, conseil selon structures juridiques). Depuis 2017, Rodolphe Saadé est le directeur général (Chairman & CEO) du groupe. Dans la pratique, cela signifie : arbitrer l’allocation de capital, définir les priorités (décarbonation, qualité, intégration), et piloter une organisation mondiale répartie sur de nombreux états.

Où trouver l’info fiable ? Le réflexe utile consiste à croiser : page “Governance/Leadership” du site corporate, communiqués officiels (nominations), et rapports financiers. Éviter les fiches obsolètes : les organigrammes bougent vite, surtout côté filiales et directions régionales. Une annonce de nomination peut aussi signaler une réorientation : opérations renforcées, digital accéléré, ou focus sur la conformité.

CMA CGM et le marché : concurrence, alliances, cycles… et ce que ça implique

Un secteur cyclique : pourquoi les résultats peuvent changer vite

Le marché du conteneur est cyclique. Une hausse de la demande (commerce, restockage, pics saisonniers) tend les capacités et pousse les prix. Quand de nouvelles capacités entrent et que la demande ralentit, les taux se compressent. Ajoutez un choc sur l’énergie, des détours imposés sur certaines routes (par exemple autour d’Ormuz selon les tensions), ou des frictions entre états, et l’équation change en quelques semaines.

Pour un client, la conséquence est très concrète : la stratégie d’achat de fret ne se gère pas “une fois par an”. Il faut mixer contrats et spot, prévoir des options, et suivre les annonces de capacité, d’alliance, ou de surcharge (fuel, peak season). Pour un candidat, cela signifie aussi que les priorités internes (opérations, pricing, data, customer care) bougent vite : c’est parfois un sprint, rarement une croisière.

Alliances maritimes : coopération ou concurrence ?

Les alliances permettent à plusieurs compagnies de partager des capacités et des boucles de service. C’est une coopération opérationnelle, pas une fusion : chacun vend ses espaces et garde sa relation client. Pour CMA CGM, comme pour les autres géants, ces montages améliorent la couverture de ports et l’efficacité capitalistique. Cela peut rendre la lecture difficile : un conteneur réservé chez CMA CGM peut voyager sur une unité opérée par un partenaire, selon les rotations et l’exploitation.

Travailler chez CMA CGM : métiers, formation, trajectoires

Les grandes familles de métiers

Les métiers visibles sont souvent les opérations et le commerce. Mais le groupe s’appuie aussi sur des fonctions qui structurent la qualité : IT, data, cybersécurité, finance, achats, juridique, RH, sûreté, conformité, gestion des risques. Dans le maritime, une petite erreur de planning peut coûter très cher ; d’où une demande forte pour des profils méthodiques, capables d’exécuter vite et de communiquer clairement.

Autre point souvent mal compris : “shipping” et “logistique” ne sont pas interchangeables. Les passerelles existent, oui, mais les réflexes diffèrent. Les équipes maritime raisonnent en rotations et capacités ; les équipes logistique raisonnent en flux, stocks, KPI d’entrepôt et promesse de livraison. C’est précisément ce mélange qui attire : changer de métier, sans changer d’écosystème.

Formation et recrutement : comment s’y prendre concrètement pour postuler

Pour postuler, le plus efficace reste de passer par les canaux officiels : pages carrières du groupe CMA CGM, et celles des grandes entités (notamment CEVA). Une candidature solide colle à un métier précis : opérations export, customer care, pricing, planification, data analyst, affrètement, etc. Un CV “trop généraliste” passe rarement la première lecture.

Un conseil issu du terrain (et d’un échec classique) : beaucoup de candidats décrivent, peu démontrent. Les dossiers qui avancent vite posent 2–3 preuves : un KPI amélioré, un projet livré, un processus stabilisé. Verbes d’action, résultats, contexte. Et évidemment, un anglais opérationnel solide : dans un groupe présent dans de nombreux états, c’est la base.

Question utile pour se positionner : plutôt “terrain” (opérations, relation client) ou “pilotage” (planification, analytique, amélioration continue) ? Les deux existent chez CMA CGM. Pourtant, ils ne demandent pas la même énergie, ni le même rapport au travail sous pression.

Carrière : signaux concrets à repérer

Une carrière dans cet univers progresse rarement en ligne droite. Le bon indicateur, c’est l’exposition : projets transverses, responsabilités multi-pays, interaction avec un terminal, la douane, ou des grands comptes. À ce titre, suivre une annonce d’ouverture de site, de nouveaux terminaux ou de changement de plan de réseau aide à anticiper les postes qui vont s’ouvrir. Et non, ce n’est pas “du hasard” : l’activité crée les besoins, presque mécaniquement.

Dernières évolutions : annonces récentes, stratégie et signaux à surveiller (2024–2026)

Pour suivre CMA CGM sans y passer ses soirées, il faut regarder les bonnes catégories d’annonce : commandes et rétrofits (efficacité, carburants alternatifs), investissements logistiques, acquisitions, partenariats technologiques, et réorganisations de services (lignes, escales, capacités). Les tensions sur certaines routes ont également poussé le secteur à adapter ses réseaux, parfois avec des temps de transit plus longs. La lecture doit rester factuelle : ce sont des arbitrages de sécurité, de coût, et de qualité de service.

Un signal simple à surveiller : quand le groupe multiplie les annonces sur la logistique et les outils digitaux, cela indique une priorité donnée à la qualité de service, au-delà de la bataille de capacité en mer. En clair, la stratégie renforce l’intégration de bout en bout.

Autre sujet qui revient régulièrement : l’énergie. Le secteur bascule progressivement vers des solutions plus sobres, et le GNL reste un jalon de transition dans plusieurs programmes, même si le débat sur les carburants “futurs” (méthanol, ammoniaque, biocarburants) s’intensifie. Côté opérations, cela se traduit par des arbitrages très concrets : disponibilité du carburant, infrastructures, conformité, et coûts.

Tableau — “radar” d’annonces à suivre

Type d’annonceExemples concrets (catégories)Impact opérationnel probableImpact client probableOù surveiller
Capacités et actifsNouveaux porte-conteneurs, affrètements, rétrofits, carburants alternatifsCapacité, coûts, flexibilité, conformitéStabilité d’offre, surcharges fuel, qualité de serviceCommuniqués + presse maritime
Réseau & servicesOuverture/ajustement de lignes, modification d’escalesRotation, temps d’escale, repositionnement d’équipementsTemps de transit, choix de ports, solutions alternativesAdvisories clients + site lignes
Logistique (CEVA, entrepôts)Nouveaux hubs, acquisitions, contrats majeursCapacité entrepôt/transport terrestrePorte-à-porte plus fluide, KPI plus engageantsNewsroom CEVA + rapports
Terminaux / portsPrises de participation, extensions, nouveaux terminaux, modernisationFluidité, priorités d’escale, meilleure gestion des picsMoins d’aléas, meilleure visibilité, options de routagePresse portuaire + communiqués
Digital & innovationOutils de visibilité, APIs, e-booking, automatisationBaisse des frictions internes, meilleure qualité dataTracking plus fiable, moins d’erreurs, selfcareBlog/produits + communiqués

Suspension des livraisons vers Cuba : de quoi parle-t-on et quelles conséquences possibles ?

Une “suspension des livraisons” vers Cuba, dans le langage du transport maritime, signifie généralement un arrêt (temporaire ou non) de l’acceptation de certaines réservations, et/ou un retrait d’escales, et/ou une limitation de certains flux. Ce n’est pas un simple bouton “off” : cela touche les services, les itinéraires, les correspondances, et la relation client (réacheminements, solutions alternatives, délais).

Les conséquences possibles, côté chargeurs, se lisent en trois niveaux. D’abord, la disponibilité : moins d’options, donc un planning plus serré. Ensuite, les délais : si un flux doit transiter par un autre hub, le temps de transit augmente. Enfin, le coût : selon la capacité restante et les contraintes, les prix se tendent. Pourtant, sans document officiel précisant le périmètre exact (types de marchandises, ports, durée), impossible de conclure au-delà de ces mécanismes génériques. Le bon réflexe consiste à se référer aux “customer advisories” et aux communiqués du groupe CMA CGM, puis à confirmer par écrit avec l’agence locale.

Cas concrets : dans quelles situations vous croiserez CMA CGM sans même le savoir

Le cas le plus banal : une PME importe des pièces d’Asie via un transitaire. Sur les documents, le nom du transitaire ressort davantage… et pourtant, la traversée se fait sur un service opéré par CMA CGM ou via une alliance. Autre cas fréquent : une enseigne e-commerce s’approvisionne en lots conteneurisés, puis redistribue en Europe. Là, la compagnie maritime n’apparaît parfois qu’au moment d’un retard, d’un litige, ou d’un contrôle douane.

Petit exercice simple : sur un document de transport (booking confirmation, BL, avis d’arrivée, ou page de tracking), repérer le “carrier”, le “vessel/voyage” (l’unité et sa rotation), et le SCAC. Sans entrer dans la technique, ces champs suffisent souvent à relier un flux au groupe CMA CGM. Le début d’une analyse sérieuse, c’est souvent ce genre de vérification basique.

Les 10 infos à vérifier si vous devez citer CMA CGM

  • Statut : groupe privé, ancrage français, siège à Marseille.
  • Activités : maritime, logistique (CEVA), aérien cargo, services numériques.
  • Couverture : présence internationale (nombreux états), réseau d’agences et services.
  • Capacités : ordre de grandeur en TEU et positionnement mondial (source sectorielle).
  • Conteneurs : gestion des équipements, repositionnements, contraintes opérationnelles.
  • Organisation : effectifs consolidés, et répartition multi-métiers.
  • Chiffres : CA, EBITDA, résultat net, année de référence, devises (souvent en dollars).
  • Filiales : distinguer marque, division, filiale et participation.
  • Dirigeants : direction exécutive, gouvernance, sources officielles.
  • Actualités : dernière annonce structurante et sa date.

Une astuce bonus : sources fiables, et comment les croiser sans perdre du temps

La méthode la plus robuste tient en trois gestes, simples mais rarement appliqués jusqu’au bout. D’abord, prendre la source corporate (résultats annuels, newsroom) pour les chiffres et les annonces. Ensuite, croiser avec une source sectorielle (classement de capacité, analyses). Enfin, vérifier la date et l’unité : beaucoup de données circulent en dollars et certaines fiches restent figées deux ans.

Pour gagner du temps, l’idéal est de se créer une mini-bibliothèque : un lien “résultats annuels”, un lien “gouvernance”, un lien “advisories clients”, et une source maritime indépendante. Deux sources concordantes valent mieux qu’un chiffre “partagé partout” mais sans origine. Et si une information déclenche un doute (sanctions, conformité, géopolitique), croiser aussi avec des sources états-dépendantes : c’est rarement neutre.

À propos de géopolitique justement : lorsque des décisions publiques américaines pèsent sur le commerce, la presse généraliste s’en empare vite. Le sujet peut remonter jusqu’à Donald Trump dans les timelines et débats. Ce n’est pas le cœur de l’activité de CMA CGM, toutefois cela rappelle une réalité : le shipping vit sous contrainte réglementaire, et les armateurs jonglent avec des règles qui changent vite.

Sources

  • https://www.cma-cgm.com/newsroom
  • https://www.cma-cgm.com/group/figures
  • https://www.cma-cgm.com/group/governance
  • https://www.cevalogistics.com/en/newsroom/
  • https://alphaliner.axsmarine.com/
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